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Tous les jours, 3 copines, Violette, Pénélope et Caroline partagent une vraie conversation de filles avec vous : Leurs histoires de mecs, d'enfants, parfois de sexe et tous leurs problèmes au quotidien. Elles vous donnent aussi des recettes de cuisine, des plans restos et boutiques, Elles vous font partager leurs lectures, leurs musiques, et leurs sorties.
Violette : Je ne comprends rien à votre conversation.
Péné : Comme d’habitude Violette…
Violette : Tu sais parfois, Pénélope, tu es vraiment pas sympa.
Péné : Je rigole, même si de temps en temps il faut qu’on t’explique. Bon, Caro tu es en travaux et j’explique pour
Violette, il s’agit de ta maison, pas de toi.
Caro : Et c’est l’enfer !
Péné : Je n’ai jamais entendu quelqu’un dire : « oh, c’est super sympa, je suis en travaux, il y a des ouvriers
plein ma maison qui me dégueulasse tout », franchement, tu t’attendais à quoi ?
Violette : Tu vois, là, j’ai très bien compris et je suis d’accord avec toi, personne n’aime les travaux !
Caro : Vous avez raison mais franchement, on sous-estime tout le temps le bordel qui va y avoir. Et puis les
artisans…
Péné : Ah, c’est sûr ce ne sont pas les mêmes que dans les pubs télé, genre hyper musclé, bronzé avec une tête de Top
Model. Ceux-là ça yu as même envie qu’ils aient du retard.
Violette : La bonne nouvelle c'est que tu vas faire une nouvelle crémaillère !
Caro : Ah non ! T’as toujours un débile qui finit par asperger ta nouvelle peinture avec un verre vin rouge. Et
croyez-moi, je ne referai pas ça tous les jours !
Violette : Pensez-vous que tous les hommes couchent avec leur secrétaire ?
Caro : Tu penses que ton mari couche avec sa secrétaire ?
Violette : Il n’y a aucune chance, elle ressemble à rien ou du moins si, à un petit animal genre fouine.
Pénélope : C’est toi qui a fait le casting ?
Violette : Non, mais j’aurai pas fait mieux.
Caro : Alors pourquoi tu te demandes si les hommes s’envoi en l’air avec leur secrétaire ?
Violette : Parce que je suis allée chez mon dentiste hier après-midi, lorsque j’attendais dans la salle d’attente, j’ai
entendu des bruits bizarres. Et quand il m’a fait entrer, il était tout rouge et légèrement défagoté.
Péné : Faut dire que son dentiste ressemble à Warren Beatty. Je ne l’ai vu qu’une fois et depuis je mange des bonbons dans
l’espoir d’avoir une carie.
Caro : Ah bon ! Il faut que tu me donnes ces coordonnés parce que le mien ça doit être le mari de la secrétaire de
ton mari.
Violette : Non mais, c’est tout de même pas une raison, j’étais très gênée et puis après il a mis ces mains dans ma
bouche, c’est vraiment dégoûtant !
Péné : Tu peux penser qu’il s’est lavé les mains.
Violette : Oui mais, j’en suis pas sûre et puis c’est aussi l’idée, que je trouve dégoûtante. C’est vrai, mettre ses mains
dans ma bouche après les avoir mises je ne sais où !
Péné : Et sa secrétaire, elle est comment ?
Violette : Mignonnette, c’est pas une bombe.
Caro : Tu sais, il en faut pas plus pour qu’un homme se laisse aller !
Péné : Non mais moi je la comprends, si j’avais comme patron le sosie de Warren Beatty, je me laisserai aussi
aller.
Caro : Il est si beau que ça !?
Violette : Je crois que vous vous écartez de l’essentiel, c’est qu’on est dans un cliché que je ne croyais exister
uniquement dans les films.
Péné : Violette, les scénaristes, ils trouvent leurs idées dans la vraie vie.
Caro : Des types qui ont une aventure avec leur secrétaire, il doit y en avoir un dans chaque entreprise mais je pense que
là où il y en a le plus c’est dans les professions libérales parce que le type, il est seul avec elle toutes la journée et ça crée des liens… J’ai au moins trois exemples autour de moi de ce
genre de cliché, sur les trois, deux ont refait leur vie avec LA secrétaire.
Violette : Il ne me reste plus qu’à changer de dentiste, je vais prendre une femme.
Péné : Fais gaffe qu’elle ne soit pas lesbienne comme la patronne de Caro.
Caro : Très drôle !
Péné : En tous les cas, moi je le garde comme dentiste, c’est quand même la première fois que l’idée d’aller chez le
dentiste me fait fantasmer !
Caroline : Pourquoi les patrons se sentent-ils obligé de nous faire remarquer qu’ils sont patrons ?
Pénélope : Sûrement parce que sinon personne ne bosserait.
Caro : Tu n’as pas tort. Mais ce n’est absolument pas mon cas, je travaille minimum 10 heures par jour et je suis la
personne la plus consciencieuse qui soit.
Violette : Oui, mais tu es l’exception qui confirme la règle. Je me souviens quand je bossais, dès que notre patron
n’était pas là, à 17 heures, il n’y avait plus personne.
Caro : Dans la fonction publique, c’est tous des tires-au-flanc. Dans ma boîte, je peux te dire que 17 heures c’est le
début de l’après-midi !
Péné : Bon, qu’est-ce qu’il t’a fait ton patron ? C’est bien celui qui vient d’avoir un enfant avec une nana de 25
ans ?
Caro : Oui, c’est lui. Et bien il est sur mon dos à longueur de journée. Je travaille sur mon ordinateur, tout d’un coup,
il est là, la tête penchée sur mon écran, 2 minutes après il a pris une chaise et s’est installé à côté de moi, limite s’il ne prend pas la souris de mon ordinateur.
Violette : Pourquoi fait-il ça, tu es dans cette boîte depuis 10 ans, il sait que tu es compétente.
Caro : Je pense qu’il a besoin de s’affirmer en tant que patron et en tant qu’homme, parce qu’en fait j’en sais autant que
lui.
Péné : Ou peut-être qu’il te drague. Sa nana de 25 ans vient d’avoir un gamin et elle n’a plus autant d’entrain pour faire des
galipettes !
Caro : Arête, je le connais depuis 10 ans, il l’aurait fait avant. C’est pas lui qui me drague c’est la nouvelle
D.G.
Violette : Quoi ? Tu te fais draguer par une femme ? Mais depuis quand ?
Péné : Canon, moi ça ne m’est jamais arrivée qu’une femme me branche.
Caro : Ça doit faire deux, trois mois. Le problème ce n’est pas que ce soit une femme, c’est que ce soit la D.G. Ne pas la
froisser en l’envoyant balader et ne pas en faire trop, non plus, histoire qu’elle ne croit pas qu’elle a une ouverture. Tout en finesse… Mais comme je ne la vois pas tous les jours c’est
gérable.
Péné : Ah ouais, dans ces conditions, c’est moins sympa. Tu pourrais l’attaquer pour harcèlement sexuel.
Caro : On n’est pas aux Etats-Unis ma cocotte.
Violette : Elle a raison, si même les femmes s’y mettent, en qui peut-on avoir confiance ? Comment elle fait pour te
draguer ?
Caro : En fait ça a commencé à notre première réunion, elle n’a cessé de me prendre à partie sur tout ce qu’elle disait,
j’ai d’abord pensé qu’elle cherchait du soutien pour commencer sa nouvelle fonction mais juste à la sortie de la réunion, elle m’a effleuré la main très discrètement et m’a demandé si je pouvais
déjeuner avec elle. Évidemment, j’ai très vite compris l’embrouille et je me suis échappée de ce traquenard.
Violette : Moi, à ta place, je me serai fait avoir en beauté.
Péné : J’ai un ex qui disait « no zob in job » ça veut dire textuellement « pas de bite au
travail », mais j’ai jamais rien entendu en ce qui concerne les nanas. Comment dit-on foufoune en anglais ?
Violette : Oh Pénélope !
Péné : Ça va ! C’est pas la fin du monde, et puis Caro, qui se revendique féministe et bien tu vois que les femmes
peuvent aussi être limité au-dessous de la ceinture !
Caroline : C’est incroyable Pénélope, tu es un vrai cœur d’artichaut. Tu tombes amoureuse au moins une fois par
mois.
Pénélope : Tu exagères. C’est vrai que ça m’arrive souvent mais pas autant. C’est parce que je me laisse aller, je suis
ouverte à toutes les opportunités.
Violette : Il faut que tu fasses attention à ne pas t’ouvrir trop, ça te rend malheureuse.
Caro : C’est vrai, ensuite tu te transformes en fontaine pendant une semaine et on doit fournir les mouchoirs.
Péné : Oh ça va. Vous êtes jalouses parce que vous ne vivez plus de supers histoires d’amour passionnées, cette toute
première fois où vous avez la bouche toute pâteuse, le ventre qui fait un peu mal et la tête dans les étoiles.
Caro : C’est dingue comme ça donne envie…
Violette : Moi j’adore ça, la première fois.
Caro : Tu t’en souviens encore ou tu nous caches quelque chose ?
Violette : Tu crois que je regarde toutes mes séries télé débiles, pourquoi ? Parce que je vis avec les comédiennes
leurs histoires d’amour, et comme elles ne font que de se séparer et de retrouver un amoureux, il y a toujours plein de première fois !
Caro : Je nage en pleine mièvrerie. Les filles, il faut vous secouer un peu ! Voilà pourquoi les mecs pensent que
nous sommes à leur merci, vous devenez des guimauves dès qu’ils vous font les yeux doux. Soyez un peu plus dures !
Péné : Je me demande comment t’as trouvé un mari, t’es sûr qu’il n’est pas homo ? Tu ne te rappelles plus c’est pour
ça, mais il n’y a rien de plus excitant que la première fois. Demande autour de toi. Je suis persuadé que les mecs trouvent ça aussi fantastique que nous. À ce moment là, il n’existe plus que
deux êtres, la femme retrouve la fragilité qu’elle a perdue après 68 et l’homme retrouve sa virilité qu’il a aussi perdue après 68.
Violette : Je pense que Caro va défaillir.
Caro : Je ne vois pas en quoi l’égalité des sexes serait un frein au plaisir d’une première relation ?
Violette : Je crois que ce que veux dire Pénélope, c’est que de se laisser aller à des sentiments purement féminins sans
vouloir prendre le control sur l’homme lors d’une première fois, c’est le pied !
Péné : Tout fait bien résumé !
Caro : Résister un peu, peut-être tout aussi excitant pour le mec, ça devient un challenge.
Violette : Challenge, égalité des sexes… On parle d’amour Caro, pas de prise de pouvoir !
Caro : Je n’arriverai à rien avec vous aujourd’hui. Péné, quand tu te feras encore plaqué peut-être que tu voudras bien
m’écouter.
Caroline : On sait pas si c’est une bonne nouvelle ou une mauvaise.
Péné : Même ton cynisme habituel ne me touche pas parce que je suis sur un petit nuage.
Violette : Moi, je suis très contente pour toi !
Péné : Merci Violette, heureusement que j’ai des copines qui se réjouissent pour moi.
Violette : C’est qui ?
Péné : Je ne sais pas si je dois vous le dire.
Caro : On y vient…
Péné : Voilà, je sens les remarques arrivées qui vont gâcher mon super bonheur.
Caro : D’accord, je ne dirai rien.
Péné : Promis ?
Caro : Promis.
Péné : Bon, je me lance… C’est Gilles !
Violette : Ah.
Péné : C’est tout ce que vous dites ?
Caro : J’ai promis, alors je ne dis rien.
Violette : Moi, il n’y a rien d’autre qui m’est venu.
Péné : Génial… Je vous ouvre mon cœur et vous n’avez aucune réaction.
Caro : J’aurai bien dit quelque chose, mais tu ne m’as pas autorisé.
Péné : Je t’autorise maintenant.
Caro : Et bien… Tu es une grande malade, tu t’es déjà fait plaquer deux fois par ce mec !
Péné : Je savais que j’aurai pas dû vous en parler. Cette fois-ci, c’est pas pareil. C’est lui qui est venu vers moi et je
t’assure, tout d’abord, j’ai vraiment été hyper distante voir pas sympa.
Vous savez comment je peux être ?
Caro : Oui, on le sait, il n’a pas dû lui falloir plus de deux minutes pour que tu le regardes avec des yeux de merlans
frits.
Violette : Tout de même Pénélope, après ce qu’il t’a fait, je ne suis pas sûre que tu doives lui faire à nouveau
confiance. Après, on te ramasse à la petite cuillère.
Péné : Je sais, mais là j’ai réellement l’impression qu’il a changé. Il était hyper tendre, il n’a jamais été comme ça
avant.
Caro : À mon avis, il est de plus en plus fort. Pourquoi aurait-il changé ?
Péné : Parce qu’il a grandi, il m’a dit qu’il en avait marre des plans d’un soir, qu’il aimerait bien trouver
quelqu’un.
Caro : Et donc, il tâte le terrain, il est entrain de chercher. Et il s’est dit : « tiens celle-là c’est plutôt
un bon coup, je vais réessayer au cas où ». Bon je veux bien laisser une chance au produit, mais je reste sceptique.
Péné : Et toi Violette, tu me soutiens un peu plus que Caro ?
Violette : Ne t’inquiète pas, j’ai toujours des kleenex dans mon sac.
Tous
les Marc Lévy, parce que je suis une inconditionnelle !
"Les yeux jaunes des crocodiles".Et la suite "La valse lente des tortues" de
Katherine Pancol. Ça vous tient juqu'au bout. "God save les françaises" de Stephen Clarke. Plutôt drôle, un humour british. "Mes amies, mes amours, mais encore?" de Agathe Hochberg. Pour vous les filles! David Lodge. Eviemment tous. Ma préférence pour "Changement de décors". "Le
parfum"de Prick Süskind aux Ed. Livre de Poche. Magnifique roman. "L'ombre du vent"deCarlos Ruiz
Zafon. Plongé dans l'Espagne de Franco, une intrique incroyable…J'ai adoré ! "La célibataire"de Carrie Adams. C'est léger mais pas tant que
ça… il y a une suite semble-t-il, ça me donne envie ! "Un roman français"de Frédéric Beigbeder.
J'avais un à priori très négatif sur ce mec, mais j'ai aimé son roman, quand à mon à priori, je suis moins radicale…
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