Violette : J’ai été faire les boutiques avec Stéphane, il m’a dit qu’il aimerait bien essayer de faire l’amour avec une femme et qu’il voudrait que se soit avec moi.
Caroline : Tu parles du Stéphane hyper gay ?
Violette : Oui, c’est ça.
Pénélope : Stéphane est le plus grand pédé que je n’ai jamais vu, à mon avis tu n’as pas bien compris. D’ailleurs s’il n’était pas homo, vous ne feriez pas les magasins ensemble.
Violette : Pourquoi pas, si c’est mon ami ?
Péné : D’abord parce que je ne connais pas un mec qui apprécie de traîner dans les rayons de fringues pour femmes à part s’il est gay et deusio, l’amitié entre un homme et une femme hétéros, ça finit toujours dans un lit.
Caro : Objection.
Péné : Je t’en pris Caro, tu vas encore nous sortir ton discours féministe sur l’égalité des sexes…
Caro : Les femmes sont aujourd’hui suffisamment indépendantes pour pouvoir avoir une vraie relation d’amitié avec un homme et vice-versa.
Péné : Je ne vois pas ce que l’indépendance des femmes a à voir là-dedans. Il s’agit de nature, les hommes et les femmes ne sont pas faits pour devenir des « copines ».
Caro : On sait qu’en ce qui te concerne, ils ne peuvent devenir que des amants.
Péné : Exactement !
Violette : Bien moi, je crois en l’amitié entre un homme et une femme, la preuve avec Stéphane, ça fait des années qu’on se connaît et qu’il ne s’est jamais rien passé.
Péné : Je te parle d’un homme hétéro, encore que, toi-même, tu viens de nous dire que bien qu’il soit gay, il veut coucher avec toi.
Caro : Il est tout de même gonflé de te demander ça !
Violette : Il me dit que c’est juste pour essayer, comme il ne l’a jamais fait avec une fille, il préfèrerait le faire avec moi parce que comme on se connaît depuis longtemps, il serait plus à l’aise.
Caro : Et Jean-Baptiste ?
Violette : Je ne lui en ai pas parlé, il ne serait pas du tout d’accord.
Péné : Et toi ?
Violette : Quand il me l’a demandé, j’étais choqué, ensuite, je me suis dit que je pourrai l’aider…
Caro : Eh, sœur Emmanuelle, ça va pas bien non !
Violette : Non, mais depuis je me suis ravisée, j’ai pensé à toi Péné, comme tu es seule…
Péné : Quoi, j’espère au moins que tu ne lui as pas proposé mes services ?
Violette : Non ! Je voulais d’abord te demander.
Péné : Bien aimable à toi. T’oublies ça tout de suite, je ne suis pas une assistance sociale du sexe et encore moins pour pédé !
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