Violette : Vous vous rappelez, les filles, de l’histoire de Paul avec la petite voisine Aurélie, et bien c’est vrai, il sort avec elle (cf. art. « La toute première fois »).
Caroline : Juste un flirt ou plus ?
Violette : Plus. Il m’ a demandé si elle pouvait dormir à la maison.
Pénélope : Telle que je te connais, tu lui as dit pas de problème, je prépare la chambre d’amis.
Violette : C’est-à-dire que suite aux révélations que Caro a faite la dernière fois, sur une éventuelle relation entre eux, j’avais demandé à son père de l’interroger. Il avait nié en nous disant que c’était juste des bruits qui courraient au Lycée.
Péné : Et toi tu l’as cru…
Violette : Mais je n’avais aucune raison de douter de lui. Paul est tellement sérieux. Et puis ils sont amis depuis l’enfance, elle a déjà dormi à la maison. Mais là, il m’a dit qu’il n’avait pas besoin de la chambre d’amis. Je lui ai demandé où il avait l’intention de la faire dormir. J’en tremble encore…Il m’a répondu : « avec moi, dans mon lit ». Vous vous imaginez ?
Péné : Oui très bien.
Caro : Ton fils veut s’envoyer en l’air avec la voisine sous ton toit.
Violette : Merci pour la synthèse.
Péné : Bon, qu’est-ce que tu lui as répondu ?
Violette : D’abord rien. J’étais abasourdie, comme un K.O. sur un ring de boxe. Je le regardais, et je me souvenais de lui, lorsqu’il était tout petit, j’ai eu l’impression de ne pas l’avoir vu grandir, mon bébé n’était plus là.
Caro : Il a 16 ans Violette, ce n’est plus un bébé depuis belle lurette, réveille-toi !
Violette : Oui, je viens de m’en apercevoir.
Péné : Tu lui as dit oui ou non ?
Violette : Je ne lui ai pas encore répondu, il faut que j’en parle à son père. Mais je suis sûre que de le savoir dans une chambre voisine avec une fille entrain de faire je ne sais quoi, je ne vais pas fermer l’œil de la nuit.
Péné : Il va coucher avec elle.
Violette : Ben c’est ça, je ne peux pas le supporter.
Caro : Je trouve très responsable de sa part de vous demander l’autorisation, il pourrait faire ça n’importe tout.
Violette : Si je l’autorise, ça veut dire que j’accepte la situation, et c’est loin d’être le cas. Et puis, il y a un autre problème, les parents de la voisine sont des amis. Je suis certaine que s’ils apprennent que j’ai laissé leur fille passer la nuit dans le même lit que mon fils, ils ne m’adresseront plus la parole.
Péné : Ils ne sont pas obligés de l’apprendre. Tu prépares ta chambre d’ami comme d’habitude et tu fermes les yeux sur les changements de lits durant la nuit. Comme ça ta conscience est tranquille.
Violette : Ma conscience ne se laisse pas embobiner aussi facilement.
Caro : De toute façon tu ne peux pas nier qu’ils le fassent, après ce n’est qu’un problème géographique.
Violette : Et s’ils font des bruits… ?
Péné : Mets des Boules Quies !
Violette : Il faut que je réfléchisse encore.
Derniers Commentaires