Violette : Je crois que je viens de perdre des amis hier soir.
Caroline : Sa femme s’est aperçue que tu avais couché avec son mari il y a 20 ans ? (cf. l’article «Week-end entre amis »)
Pénélope : Ou est-ce ton mari qui est un ex de ta voisine ?
Violette : C’est bien pire que ça. Hier soir, nous avons tous été invité à prendre l’apéro chez nos voisins et amis, vous savez, les parents d’Aurélie, le flirt de mon fils Paul.
Péné : Au point où ils en sont, on n’appelle plus ça un flirt…
Violette : Oui et bien, je regrette d’avoir permis qu’il en soit autrement (cf. « Quand les enfants grandissent »).
Caro : Les voisins ont découvert la petite aventure de ton fils avec leur fille ?
Violette : Pas seulement. Donc hier soir, nous étions entrain de prendre l’apéro, tous les enfants jouaient au jeu vidéo et les deux plus grands, Paul et Aurélie écoutaient de la musique dans la chambre d’Aurélie, volume à fond. Martin, le père d’Aurélie a décidé de monter pour leur demander de baisser le son sauf que c’était tellement fort qu’ils ne l’ont pas entendus frapper.
Caro : Je vois venir le truc, il les a surpris entrain de se rouler une pelle…
Violette : Oui, allongés à poil dans le lit.
Caro : Oh merde !
Péné : Là, je dois dire qu’ils ont fait très fort les ados !
Violette : Très fort, c’est un point de vu que personne n’a partagé hier soir. Martin est devenu dingue, il s’est mis à crier, nous sommes tous montés y compris les enfants pour voir ce qui se passait. Le père giflait sa fille, moi et sa mère, on était figé, Jean-Baptiste a envoyé Paul à la maison pendant que les enfants ne perdaient pas une miette du spectacle.
Péné : Pourquoi, je ne suis jamais là quand il se passe des trucs intéressants… ?
Violette : Merci pour ta compassion, j’étais hyper gênée. Surtout quand Aurélie a dit à son père qu’elle voulait partir de chez elle, que nous étions de meilleurs parents parce que nous les avions laissés passer la nuit ensemble à la maison. Martin s’est retourné vers nous, il était rouge cramoisi. Il nous a demandé de sortir de chez lui sur le champ. On est évidemment parti, Paul est puni jusqu’à sa majorité !
Caro : Tu as raison, tu as perdu des amis.
Péné : Oui, mais tu as toujours tes voisins.
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