Violette : Ma belle-mère est à la maison pour la semaine. L’enfer.
Pénélope : Semaine de merde.com, pour toi.
Caroline : Tu devrais en profiter pour t’échapper un peu et lui laisser les enfants.
Violette : On voit que tu ne l’as connaît pas. C’est l’archétype de la belle-mère, envahissante, qui ne fait rien sauf me dire à longueur de temps que je ne sais pas cuisiner. Et pour couronner le tout elle se plaint tout le temps.
Péné : Moi, très contente de ne pas avoir de belles-mères.
Caro : Je ne peux rien dire, la mienne est vraiment top. J’ai l’impression d’être en vacance quand elle est là, elle fait tout.
Péné : Le problème des belles-mères c’est qu’elles ne supportent pas que leur fils est une autre femme qu’elles, alors elles te le font payer.
Violette : Le pire, c’est que Jean-Baptiste ne lui dit rien. L’autre matin, elle lui a demandé s’il était assez couvert pour sortir en lui mettant son écharpe autour du cou. Il a gardé l’écharpe en la remerciant. On croit rêver ! Ça me rend folle !
Caro : Il faut que tu en parles à ton mari, il doit être ton allié, sinon, tu n’y arriveras pas.
Violette : Déjà fait, il dit que j’exagère, et qu’en fait tout ce qu’elle fait, part d’un bon sentiment. En général on finit par s’engueuler.
Péné : Normal, tu t’attaques à son premier amour.
Caro : Ecoute notre psychologue…
Péné : Mais je n’invente rien, c’est connu comme le loup blanc. Si ton mari n’a pas coupé le cordon, tu vivras un enfer avec ta belle-mère. Et en plus tu te mettras ton mari à dos.
Violette : Au lieu de m’énoncer le problème, je préfèrerai que tu me trouves une solution.
Péné : Envoie ton mari faire une analyse. C’est la seule que je connaisse.
Caro : Comme ça, ta belle-mère te détestera encore plus d’avoir éloigné son fils d’elle. Je pense que tu devrais laisser couler et ignorer toutes ses remarques.
Violette : Impossible. Lundi, au dîner, elle m’a dit, mine de rien, que mes enfants étaient mal élevés après avoir fait remarqué que mon hachi-parmentier était très bon mais qu’il n’était pas à la hauteur du sien, qu’elle tenait la recette de sa mère, qui elle-même le tenait de sa grand-mère etc, etc… Tout ça en prenant à parti Jean-Baptiste qui a acquiescé, bien évidemment.
Péné : Tu veux que je t’aide à la faire disparaître ?
Violette : Ça, c’est une bonne idée.
Je jure que je serais une super belle-mère.....